Le pouvoir de la fiction

Le top 5 des oeuvres qui traitent d’écologie

 

Il était une fois dans le sud-est

Je vais te raconter une petite histoire. Il y a quelques années, alors que L214 diffusait ses premières vidéos virales dénonçant les conditions d’abattage des animaux dans les abattoirs, j’habitais à Nîmes, ville toute proche des abattoirs du Vigan et d’Alès montrés du doigt dans leurs premières vidéos. Concrètement, la viande vendue en magasin à Nîmes venait en grande partie de ces abattoirs.

Autant te dire que dans la région, l’effet de ces images a été décuplé. Ma sœur et mon beau-frère par exemple, ont décidé d’arrêter de consommer de la viande suite à ces vidéos, car ils ne pouvaient plus imaginer manger de viande venant de là-bas.

Moi, ça m’a écœuré, beaucoup interrogé, mais je n’ai pas arrêté de manger de la viande pour autant. Peut-être parce que je me dédouanais en me disant que j’en mangeais peu, et de la bio. Pourtant, L214 avait bien montré que cette problématique touchait également les abattoirs traitant de la viande bio. En fait à cette époque, j’étais persuadée que je ne pourrais jamais arrêter complètement la viande.

 

Un peu plus d’un an plus tard, un soir sur Netflix, j’ai regardé le film Okja. Un film de science-fiction coréen avec un animal imaginaire dérivé du cochon. Tout un programme ! Et pourtant c’est ce soir-là que j’ai décidé, ni une ni deux, d’arrêter de manger de la viande. De suite. Sans transition. Et je n’en ai pas remangé depuis.

Ce que les images crues et terribles d’une réalité toute proche de moi n’avaient pas réussi à faire, malgré toute la réflexion qu’elles avaient suscité en moi, une oeuvre de fiction l’a fait avec une facilité déconcertante.

 

La réalité ne dépasse pas (toujours) la fiction

Cette expérience très forte m’a donné la conviction que la fiction et l’imaginaire ont un rôle fondamental à jouer pour accélérer la transition écologique, et c’est ce qui me guide dans mon métier d’illustratrice spécialisée en projets écologiques.

On peut savoir intellectuellement qu’il faut changer, tant qu’on ne le croit pas, qu’on ne le ressent pas émotionnellement, on ne bouge pas. Et la fiction, la narration, sont parmi les vecteurs les plus efficaces pour aller toucher les gens. Oui, on prend littéralement les gens par les sentiments, mais c’est pour leur bien !

 

Pourtant, il faut bien avouer que les oeuvres de fiction écologiques sont encore rares, qu’il s’agisse d’œuvres dénonciatrices ou au contraire positives et porteuses de solutions.

Pour parler d’écologie, côté vidéo on est souvent limité au documentaire (essentiel bien sûr, mais qui à mon avis ne touche vraiment que ceux qui sont déjà sensibilisés à ces questions), et côté livre, on se retrouve avec des essais de 500 pages pas toujours digestes (mais je t’aime quand même, Naomi Klein !)

 

Je te propose donc mon TOP 5 des oeuvres de fiction pour sensibiliser à l’écologie, celles que tu peux montrer à ton entourage pour les familiariser avec la problématique sans les saoûler et passer pour une chieuse moralisatrice ! Ce top 5 est forcément subjectif, je t’invite à partager le tien en commentaire !


1- Pour s’initier à l’écologie… Princesse Mononoke

 

Ce dessin animé culte du studio Ghibli, le studio de Hayao Miyazaki, est une vraie fable fantastique et écologique, une ode à la beauté de la nature. La poésie est partout dans les scènes de forêt, et vient s’opposer à la laideur du monde des hommes.

Un classique qui marche aussi bien avec les enfants que les adultes, pour s’initier à l’importance de la préservation des milieux naturels.

 

 

2- Pour repenser sa consommation de viande… Okja

 

La jeune Mija vit seule avec son grand-père dans les montagnes coréennes. Tous deux s’occupent d’Okja, un énorme cochon, avec qui la petite fille est très liée. Mais un jour, la multinationale qui a développé cette espèce de cochon pas comme les autres vient reprendre son dû… pour l’emmener à l’abattoir.

Mija va se lancer à la poursuite d’Okja pour tenter de la sauver, et dans son périple, elle va découvrir la réalité du monde qui l’entoure.

Je t’en ai parlé plus haut, à mon avis, ce film est un « must-see » pour qui s’intéresse ou veut sensibiliser à la cause animale. Le bon vieux Babe, le cochon devenu berger de notre enfance peut aller se rhabiller, Okja est dans la place.

Ce film fait partie des raisons pour lesquelles je pense que Netflix, « géant du streaming vidéo qui carbure aux énergies fossiles » selon Greenpeace, me semble pourtant d’intérêt public (et je ne parle pas des nombreux docus écolos qu’on y trouve, ou de l’avancée énorme qu’ils apportent en terme d’image à la cause LGBT… ceci est un autre sujet.)

 

3- Pour prendre conscience du gaspillage des ressources… Downsizing

 

Dans ce film sorti en 2017, le personnage principal, incarné par Matt Damon (on a fait pire) accepte de subir une intervention mise au point par des scientifiques : le downsizing. Concrètement, on te réduit à un mini-moi de 12cm. L’objectif ? Il y en a deux : l’objectif intéressé, c’est qu’on augmente considérablement son niveau de vie (essaie de te nourrir pour 200€ de bouffe quand tu es rassasié avec 3 grains de riz, ou imagine que la maison de tes rêves coûte le prix d’une maison de poupée). L’objectif altruiste, c’est qu’ainsi, on consomme beaucoup moins (de ressources, d’énergie), ce qui permettra de sauver la planète.

Tu t’en doutes, rien ne va se passer comme prévu, sinon il n’y aurait pas d’histoire.

J’aime beaucoup ce film complètement farfelu et plein d’humour grinçant, qui amène une vraie réflexion, surtout vers la fin.

 

4- Pour s’interroger sur la problématique des déchets… Wall-E

 

Dans un futur pas si lointain, la Terre est tellement envahie par les déchets que les humains se sont résolus à quitter la Terre. Dans cette immense décharge ne reste qu’un petit robot, Wall-E, désespérément seul, jusqu’à ce que…

Dans le même genre de sujet (la Terre est devenue tellement inhospitalière à cause de notre connerie que les Humains doivent la quitter), j’aurais aussi pu te parler d’Interstellar, film de Christopher Nolan avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway et Matt Damon (encore lui), un des films qui m’a beaucoup marquée ces dernières années. Mais je choisis de te parler plutôt de Wall-E, parce que sa poésie et son humour sont beaucoup plus universels et tout public, et que la question de l’avenir de la Terre reste au centre du film, là où Interstellar préfère résolument partir à la recherche d’une solution dans les étoiles (tu t’en serais douté, vu le titre).

 

5- Pour commencer à agir… Tout le monde de raffole pas des brocolis

 

Bon c’est bien beau, mais maintenant qu’on est sensibilisés à tout ça, on fait quoi ?

Et ben on lit Tout le monde ne raffole pas des brocolis, de Camille Choplin. Un roman « feel good » qui narre les aventures de Corinne, quinqua accro au boulot, aux hommes et au pinard (mais le bon, hein… madame a des principes), qui se rend compte peu à peu que pour aller mieux dans sa vie, un peu plus d’attention envers elle-même et envers la planète ne lui ferait pas de mal. Grâce à Charlotte, sa voisine écolo (un peu trop) engagée, elle va découvrir des petits gestes simples et une autre façon de vivre.

A ma connaissance, ce livre est le premier du genre à associer les codes du roman pour femmes (un peu d’eau de rose, beaucoup de bons sentiments… ne te cache pas, on adore toutes ça) à la question de l’écologie, de manière résolument positive. En bref, c’est le genre de livre qu’on peut tout à fait choisir quand on a envie de lire un truc léger et pas prise de tête, sauf que là, paf, quand tu t’y attends le moins, tu repars avec plein d’idées pour prendre soin de la planète.


POUR FINIR…

Tu as aimé cet article ? Merci de partager, commenter ! Je serais ravie que tu me parles des oeuvres de fiction écologiques qui t’ont marqué.e !

 

Si tu veux voir un peu plus de mon travail, tu peux me retrouver ici :

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3 commentaires

  1. Tu me fais découvrir de super titres. Je te partagerai des miens. Soit entres autres « La belle verte » « Nausicaa de la vallée du vent » mais j’en ai une bonne petite liste. 🙂
    Merci pour ce partage.
    *Cœur

    1. Merci Tom !! Effectivement, j’aime beaucoup La belle verte moi aussi, j’ai hésité à le mettre dans ma liste ; mais ce n’est pas vraiment ce que j’appelle un film grand public, et comme le but de ma liste, c’est de pouvoir sensibiliser un maximum, je trouvais qu’il ne rentrait pas dedans. J’ai beaucoup entendu parler de Nausicaa mais je ne l’ai jamais vu, merci pour le conseil, j’irai le voir !!

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