La crise minimaliste du samedi a encore frappé

10 avantages à vivre avec moins d’objets

Ça commence comme la fin d’une histoire d’amour : un matin, pendant le petit déjeuner, tout à coup, mon regard se pose sur un objet de mon quotidien, qui est chez moi depuis des années, et là, le doute m’étreint. Qu’est-ce qu’il fait encore là ? Et d’ailleurs, à quoi il me sert ? Je me sens envahie, j’y pense toute la journée. Est-ce que je ne serais pas mieux sans lui ? Est-ce qu’il n’est pas temps que nos chemins se séparent et qu’on continue chacun nos vies ?

La semaine dernière, ce sentiment de superflu et d’encombrement a frappé ma cuisine : ai-je besoin de 30 verres, alors qu’il n’y a jamais plus de 12 potes à la maison ? De tous ces plats à gratin alors que je ne fais jamais de gratin ? De 15 tasses à thé alors que je bois dans la même tasse toute la journée ?

Ces questions on ne peut plus dramatiques m’ont taraudée toute la semaine, et ce qui devait arriver est arrivé : le samedi, ça a chauffé grave pour ma cuisine. Chéri et moi on lui a dépouillé les placards, retourné les tiroirs et vidé les étagères.

Bref, la crise minimaliste du samedi a encore frappé… et ça fait du bien !


Petit retour en arrière

Le minimalisme a pointé le bout de son nez dans notre vie il y a bientôt trois ans. D’abord timidement, parce qu’il s’est ramené avec son pote Zéro Déchet via le livre incroyable de Béa Johnson. Puis tout seul comme un grand, avec les bouquins La magie du rangement de Marie Kondo, L’Art de la simplicité de Dominique Loreau, et le film des Minimalists.

Ça fait donc trois ans qu’on désencombre peu à peu notre appartement et qu’on rationalise l’usage des objets qu’on possède. À chaque fois, on croit que c’est la dernière, qu’on ne pourra pas descendre à moins de possessions… et pourtant, quelques mois plus tard, c’est reparti pour un tour !

On finit par se demander si ça va s’arrêter, même si je ne pense pas qu’on arrivera à vivre avec seulement le contenu d’une valise et d’un sac à dos, comme le font certains. Mais c’est sûr que notre appartement commence à être sacrément « aéré » !!!


Les avantages d’un logement minimaliste

  1. Ménage hyper facilité : on n’a plus une tonne d’objets ou de livres à dépoussiérer, plus d’objets au sol qu’il faut déplacer pour passer l’aspi, plus de produits de beauté à sortir du rebord du lavabo avant de nettoyer… On a gagné facilement une heure de temps chaque semaine.
  2. La poussière s’installe moins, donc l’air dans l’appart semble toujours beaucoup plus sain (cool pour nos petits poumons !)
  3. Moins d’objets signifie moins besoin de meubles de rangement où les stocker ; on a pu donner ou vendre pas mal de meubles et d’électroménager. Tant mieux pour nous si on a pu les vendre, tant mieux pour d’autres si on les a donnés.
  4. Je ne passe plus jamais une heure à chercher quelque chose, je sais exactement où est quoi.
  5. Le bordel s’installe vachement moins rapidement (même s’il y a un revers à la médaille, que je détaille plus bas…)
  6. Faire ma valise pour partir en vacances n’a jamais été aussi simple : si on est en été, je prends toutes mes affaires d’été ; si on est en hiver… je prends toutes mes affaires d’hiver. Pas besoin de se demander quoi emmener et quoi laisser. Ça rentre sans problème dans une valise cabine, et j’ai encore de la place pour emmener des vêtements de sport et mon plaid-queue-de-sirène que j’adore (oui, j’ai un plaid en forme de queue de sirène, et oui, il fait partie des objets indispensables à ma survie… je ne vois pas où est le problème).

Ça c’était pour les détails pratiques. Mais il y a aussi et surtout des avantages psychologiques.

  1. Les pièces de l’appart ont l’air plus grandes, on respire bien. C’est vrai que quelqu’un qui a la peur du vide ou des grands espaces pourrait peut-être paniquer un peu, mais moi j’adore !
  2. Des pièces moins encombrées, ça veut dire plus d’espace pour vraiment vivre dedans (faire sa gym en s’étirant dans tous les sens, avoir la place de recevoir plus de potes en soirée…) Même si à la réflexion, je n’ai pas demandé aux voisins si eux aussi voyaient ça comme un avantage…
  3. Les quelques objets qu’on a gardés, qui ont une vraie valeur sentimentale ou esthétique pour nous, ne sont plus noyés parmi plein d’autres objets moins importants, ils sont vraiment mis en valeur. Mon regard se pose dessus et les admire, alors qu’avant je les voyais sans les voir.
  4. Je n’ai (presque) plus aucun objet culpabilisant. Je veux parler des objets qu’on n’aime pas, qui ne nous donnent pas de plaisir esthétique et qui n’ont même pas d’utilité mais qu’on n’ose pas donner/jeter, parce que c’est un proche qui nous les a offerts ou qu’on en a hérités. Alors oui, la mémoire des ancêtres c’est important, mais pas si ça doit être un poids.
    Je suis sûre que ma grand-mère serait contente que j’aie gardé uniquement d’elle le vrai objet qui me fait penser à elle avec plaisir (son sac à main emblématique qu’elle ne quittait pas et que j’adore) et pas ceux qui m’encombraient et me culpabilisaient (comme les bijoux vieillots qu’elle m’avait donnés parce qu’elle ne les mettait plus).

Et les inconvénients ?

Allez, parce que je suis HYPER honnête avec toi, voilà une petite liste des désavantages qu’on a trouvés au minimalisme à la maison (oui, il y en a… mais pas beaucoup hein, ne renonce pas pour si peu !!!)

  1. Le « revers de la médaille » que je t’annonçais plus haut : le bordel arrive beaucoup moins vite, c’est vrai… mais il se voit beaucoup plus ! Au milieu de tout ce vide, le moindre objet pas à sa place saute de suite aux yeux… Maniaque, moi ? Je ne vois pas de quoi tu parles.
  2. Il a pu nous arriver de jeter ou donner un objet qu’on aurait finalement dû garder, parce qu’on l’a cherché pour l’utiliser et on s’est rendu compte qu’on ne l’avait plus. Enfin je te dis que ça nous est arrivé, mais je suis incapable de te dire de quel objet il s’agissait. Donc finalement, rien de grave, on a fait sans, et il ne nous a plus manqué.
  3. Le vide c’est bien, c’est beau, l’air est sain, tout ça tout ça… mais trop de vide c’est trop. On en arrive à un stade où l’appart nous semble trop grand, on a trop de pièces !!! Du coup on envisage sérieusement de déménager dans plus petit.
    Tu aurais vu la tête de l’agent immobilier quand on lui a expliqué notre problème ! Je crois bien que c’est la première fois qu’on lui disait que 90 m2 c’est trop grand, qu’on visait plutôt le 35–40 m2.

Bon, ce dernier point n’est pas vraiment un inconvénient, puisqu’en gros, si le minimalisme nous amène prochainement à vivre dans plus petit, ça veut dire qu’on va :

  • payer moins de loyer (ou de crédit, si on achète)
  • payer moins de chauffage et d’électricité (va chauffer ou passer l’aspi dans 90 m2 ou 45 m2, c’est pas le même délire sur la facture) Et en plus, là, la planète aussi nous dit merci !
  • Et au passage, payer moins cher notre déménagement, vu qu’on n’a plus besoin d’un camion aussi grand qu’avant (et je ne parle même pas du temps gagné à faire les cartons).

Zut, me voilà revenue sur des avantages !!! Comme quoi, des inconvénients, il n’y en a vraiment pas beaucoup…


Au final, même si mes « crises minimalistes du samedi » où j’ai envie de tout vider m’inquiètent parfois un peu dans leur caractère urgent et impérieux (voire obsessionnel ?), je constate que je ne vide pas « juste pour vider ». Il y a vraiment un mieux-être global et un rythme de vie qui me correspond mieux. La preuve, je ne compense pas en achetant deux fois plus qu’avant pour re-remplir tout ce que j’ai jeté, bien au contraire !

Et quand vraiment il me manque quelque chose, j’ai appris à trouver des solutions de débrouille et de DIY. Je me sens plus maline et créative qu’avant !


POUR FINIR…

Si tu connais toi aussi la crise minimaliste du samedi (ou du dimanche, tu fais comme tu veux), n’hésite pas à partager comment tu la vis et ce que ça t’apporte ! Si au contraire ce mode de vie t’interroge ou que tu ne le comprends pas, j’attends aussi tes impressions…

Tu as aimé cet article ? Merci de partager et commenter ! J’attends tes remarques et idées pour un futur article illustré !

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4 commentaires

  1. Quelles bonnes initiatives ! J’avoue, j’ai du mal à prendre le temps de le faire, mais bon, j’ai un tas dans l’entrée qui est tout ce qu’on donne (ou éventuellement, vend). Quand ça me prend, direction emmaus, ou petites annonces sur donnons.org ou freecycle, mais à peine vidé, le tas recommence. C’est vrai qu’avec 3 gamins qui grandissent, on achète régulièrement et ils n’arrêtent pas de vider leurs placards ! On pourrait peut-être optimiser tout ça ? Merci pour l’article !

    1. Oui moi aussi, j’ai un tas de choses à donner dans mon cellier, que j’ai encore malheureusement tendance à laisser en suspens. Je vais à Emmaus quand la pile est trop grosse… et quand j’y pense !! Je crois que tant que cette pile continuera à s’accumuler, c’est que j’ai encore du boulot dans mon objectif minimaliste !

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