J’ai testé… me faire accompagner pour développer mon entreprise écoresponsable

Le bilan de 8 mois d’accompagnement !

 

Parfois, quand on développe son activité entrepreneuriale, seul.e ou à plusieurs, on peut se retrouver bloqué dans son développement, et submergé par le nombre de possibilités… ou d’impossibilités face auxquelles on se trouve. C’est encore plus vrai, je pense, quand on développe un projet écoresponsable, engagé, à impact positif… Un projet où on veut bien faire, penser aux autres et à la planète, c’est évidemment génial, mais il faut bien l’avouer, ça ajoute aussi pas mal de logistique et de contraintes.

C’est la situation dans laquelle je me suis trouvée l’année dernière. Pour y remédier, j’ai vécu une expérience de dingue : un accompagnement de 8 mois avec Lidy, de La Petite Fourmilière, pour m’aider à réaligner mon projet avec mes envies et mes valeurs.

Petit (lol) flash-back sur ces quelques mois intenses qui sont passés à la vitesse de la lumière !


Mais comment s’est-on retrouvé dans cette galère ???

En 2017, je suis devenue illustratrice graphiste indépendante. Le rêve. Le pied. Le kiff et j’en passe : un métier basé sur ma passion, le dessin, au rythme et selon les modalités que je voulais, à savoir :

Après une première année à fond les ballons, à enchaîner des projets divers et variés, je me suis retrouvée, début 2018, complètement perdue, sans savoir comment j’en étais arrivée là.

Et plus encore, j’avais l’impression que ce que je faisais n’avait aucun sens et m’éloignait de mes valeurs et de ce que je m’efforçais d’appliquer dans ma vie perso : zéro déchet, minimalisme, arrêt de ma consommation de viande

Bref, je faisais le métier de mes rêves… mais ce n’était franchement pas le rêve.

 


Il faut que ça change !

 

En avril 2018, je rencontre Lidy, de La Petite Fourmilière. On parle d’équilibre, d’engagement, de redonner du sens à son activité sans se cramer (d’ailleurs, Lidy a déjà témoigné sur le blog de ces sujets qui lui sont chers, ici et ici).

Le feeling est top, je sens qu’elle va pouvoir m’aider à réaligner tout ce joyeux bordel qu’est ma vie d’indépendante !

L’accompagnement débute en juin, il doit durer 8 mois. Toutes les 3 semaines, Lidy et moi on s’appelle en vidéoconférence, pour faire le bilan des semaines écoulées, voir quelles ont été les avancées et les difficultés, et planifier la suite. Pendant les 3 semaines entre chaque RDV, j’ai des « workbooks » à remplir, qui me permettent de dégager mes priorités, et me suggérer des pistes d’avancée possibles.

Les premiers mois sont intenses. On travaille beaucoup sur le fond et la posture psychologique à adopter quand on est indépendant, et pour moi, qui ai toujours été salariée et qui n’ai pas de modèle d’entrepreneurs dans mon entourage, l’épreuve est épique, et les progrès à accomplir, immenses !

Mais peu à peu, j’arrive à prendre conscience de certaines choses, et à agir en fonction :

 

1• Je ne suis pas salariée de mes clients !

J’apprends à imposer ma méthode de travail, mes règles, mon rythme. C’est plus dur avec les clients avec lesquels j’ai déjà travaillés, mais ça se fait très facilement avec les nouveaux. Au contraire même : j’ai l’air plus pro, plus sure de moi, ma relation client s’améliore.

 

2• Il n’y a pas de honte à demander à être rémunérée de manière juste pour mon travail.

Cet aspect-là me demande particulièrement d’efforts : à la difficulté naturelle de demander de l’argent et de savoir évaluer la valeur de son propre travail, s’ajoute une certaine culpabilité d’être rémunérée pour quelque chose qui me passionne (ah, cette idée bien ancrée que le travail doit être pénible, sinon on ne mérite pas son salaire ! Zut, j’ai encore dit salaire ? Pardon, je veux dire revenu…) Et pour couronner le tout, il faut lutter contre cette idée que dans l’écologie, il n’y a aucun budget, et que si on est engagée, ça la fout mal de demander une rémunération… Quoiiiii, tu fais pas ça bénévolement ? Ben non, pardon, désolée. L’éthique commence par soi.

 

3• Et du coup, dans la suite logique de 1 et 2, j’apprends à dire…

 

Dire non aux conditions qui ne me conviennent pas, et surtout, aux projets qui ne me correspondent pas. Adieu les logos pour les boucheries (bon en vrai, j’en ai pas fait tant que ça, mais quand même, c’était déjà trop).

Pas facile, je dégaine le « oui » plus vite que mon ombre, mais peu à peu, j’apprends !

 


On se retrousse les manches !

Après cette première phase, on commence à plonger les mains dans le cambouis :  je mets à plat toute mon organisation, pour voir où ça pêche, ce que je peux améliorer, simplifier, voire supprimer.

Pendant cette période, je m’attèle notamment à deux gros chantiers :

1• Ma communication

Je redirige toute ma com vers le public et les acteurs que je vise, c’est-à-dire des acteurs du changement, des gens engagés tournés vers des projets à impact positif.

2• Je mets à plat mes outils et je clarifie le rôle de chacun.

Notamment, je développe mon blog (celui qui est sous tes yeux en ce moment), après avoir réfléchi (looooonguement) à sa raison d’être et sa place dans mon activité.


Les résultats sont oufs

 

Toutes ces évolutions me permettent d’atteindre peu à peu ce que je cherchais : avoir un travail qui a du sens et de l’impact, sans me cramer. J’ai toujours des périodes à fond, on ne change pas en quelques mois sa nature profonde d’accro au boulot, mais maintenant, je vois ces périodes arriver, j’en ai conscience, et je redresse la barre de plus en plus rapidement.

Et même pendant ces périodes intenses, mon moral est bien meilleur qu’avant, parce que je travaille sur des projets qui ont du sens pour moi, je n’ai pas l’impression de me démener pour rien !

Souvent, je me demande si j’aurais pu arriver à ce résultat sans accompagnement. Je n’en suis pas sure, et dans tous les cas, je n’y serais jamais arrivée dans un laps de temps aussi court. J’ai l’impression d’avoir fait un pas de géant en un clin d’oeil. Bon, un clin d’œil intense, parfois douloureux (la remise en question, c’est jamais facile !), mais tellement positif au final !

 

Avec cet accompagnement…

 


POUR FINIR

Si tu veux (encore) plus de détails sur cette expérience intense qu’a été mon accompagnement avec Lidy, retrouve ici mon témoignage en vidéo !

Si toi aussi tu as un projet engagé et que tu penses que Lidy pourrait t’aider, RDV ici pour en parler avec elle !

Et toi ? Tu as déjà été suivi.e par un.e coach dans le développement de ton projet ? Raconte-nous ton expérience en commentaire !

6 commentaires

  1. AMOUR, AMOUR, AMOUR & GRATITUDE 🙂
    Moi qui suis du pays des mots et qui apprends à chérir le silence, je redécouvre à chaque fois grâce à toi la force et la fluidité des illustrations… Bravo pour ce magnifique parcours et ce beau témoignage de reconnaissance.
    Tu étais sans aucun doute prête à vivre cette aventure et Lidy, une si belle personne, pour t’accompagner sur ce chemin !

  2. Super intéressant (et motivant !). Je me faisais coacher au début mais je n’étais pas 100% satisfaite de mon accompagnement, du coup j’ai arrêté… mais là je ne sais pas vers qui me tourner et comment trouver la perle rare 0_0.
    Je vais voir le site de Lidy, sait-on jamais…

    1. Merci beaucoup ! Oui effectivement, je pense aussi que pour se faire accompagner, il faut que le feeling soit bon avec la personne ! Plusieurs mois avec quelqu’un qu’on sait efficace mais avec qui on n’a pas d’accroche, c’est long ! J’espère que tu trouveras la bonne personne !

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