Défi… Pas d’alcool pendant un mois

Est-il difficile de refuser un verre ?

Cette année, j’ai l’impression que la période des fêtes a duré jusqu’à fin janvier. Entre la petite bière le soir à la maison avec la coloc et le chéri, et la soirée un peu trop arrosée entre potes au moins une fois par semaine, mon foie commençait à sérieusement m’engueuler chaque fois que mon regard se posait sur un verre.

Du coup, je me suis dit qu’il fallait que je me calme. Et je me suis lancé ce défi : pas d’alcool de tout février !

Bon, quand tu vois comme un défi le fait de ne pas boire pendant un mois, c’est peut-être qu’il est vraiment temps de faire quelque chose…

Il faut dire que je ne refuse jamais un verre (ni cinq, d’ailleurs). Je ne bois toujours qu’accompagnée, et si je suis seule, ça ne me viendrait pas à l’idée. L’enfer, c’est les autres ? Même si ça me semble un peu facile de rejeter la responsabilité de mes gueules de bois sur les autres, j’ai quand même l’impression que refuser un verre en soirée, en tout cas en France, c’est pas facile si tu n’as pas un prétexte évident (enceinte, raison religieuse, au régime sec). Dans le regard des gens, on devient le rabat-joie qui ne veut pas s’amuser (et moi, j’aime bien m’amuser).

Enfin, c’est ce que je m’imaginais avant cette expérience.

Si je dois résumer la situation, je bois parce que :

  • j’adoôÔôore la bière (et comme je ne mange plus de saucisson, et que l’association bière-saucisson est un des meilleurs alliages au monde, il ne me reste plus que la bière, alors autant en profiter)
  • si les gens boivent autour de moi, ça me paraît normal de boire aussi
  • je pense que je suis plus fun quand j’ai bu
  • je suis timide alors si je vais dans une soirée où je ne connais pas grand-monde, ça me décoince.

J’aimerais boire moins, parce que :

  • passé 30 ans, les lendemains de fête sont vachement plus difficiles…
  • ça représente quand même un vrai budget !
  • l’excès d’alcool me semble en désaccord avec le style de vie minimaliste et zéro déchet que je veux suivre. (Je t’explique tout ça dans mon précédent article La crise minimaliste du samedi)

Alors, un mois sans alcool, ça donne quoi ? On me boycotte en soirée ? Je deviens un ermite chiant et à l’humour de merde ? Ça se gère comment ? Et ça m’apporte quoi ?


JOUR 1 : Début du défi

Une seule règle : pas d’alcool pendant tout le mois de février
Une seule exception autorisée : lors du repas d’anniversaire de mon papa qui tombe ce mois-ci (faut pas que déconner !)

C’est jeudi soir, mon chéri et notre coloc boivent une bière, je bois un jus de fruits, et je me dis : “tiens, c’est vrai que c’est bon aussi le jus de fruits”. Si ça continue je vais finir comme la fille typique dans le sketch de Florence Foresti qui demande des jus improbables comme le jus de papaye… mais à part ça, ça va, je ne suis pas frustrée.

(La vidéo culte de Florence Foresti en petite piqûre de rappel : https://www.youtube.com/watch?v=d2zItpwuLwE)


JOUR 3 : premier samedi

Samedi soir. Je vois des potes. Je suis confrontée à une de mes plus grandes inquiétudes face au fait de rester sobre en soirée : est-ce que je vais être chiante ? J’ai toujours été persuadée que je suis plus cool et plus drôle avec deux verres dans le nez (je pense que je ne suis pas la seule à penser ça, non ?) D’ailleurs, j’ai un pote qui ne boit pas et qui pourtant est toujours le boute-en-train de la soirée, et je l’ai toujours admiré en me disant : “Mais comment il fait ?!?”

Et ben voilà, GROSSE RÉVÉLATION pour moi : je suis rigolote même quand je suis sobre !!! (pas très modeste par contre ^^)
Et ça, ça m’ouvre des perspectives de fou et ça remonte en bloc mon estime de moi ! (je vous ai dit qu’il fallait oublier la modestie ici !)

BILAN : Sans alcool, la fête est plus folle ?? Sérieusement, je suis plus drôle que quand je bois ! Le fait que mon esprit ne soit pas imbibé le rend sûrement plus vif…


JOUR 5 : satisfaction à la con

Voilà, je le dis : mon ventre est plus plat. Visiblement les abdos Kro c’est pas un mythe…


JOUR 8 : afterwork

J’arrive au bar où se tient un afterwork organisé par le réseau d’indépendants auquel j’appartiens (Mon Carnet Pro). Sur le comptoir et dans les mains des gens, il n’y a QUE des verres de vin rouge (normal en même temps, j’habite à Bordeaux).

La conso est offerte avec la soirée et vraiment, je ne vois que des bouteilles de vin. Je m’approche alors du bar et je demande à la serveuse, l’air coupable, s’ils ont des boissons sans alcool. Elle : “Ah mais oui, si vous voulez je vous fais un cocktail !” Elle a l’oeil pétillant de la fille absolument ravie de pouvoir préparer une boisson et pas juste verser du vin dans des verres. Résultat, elle m’amène le plus beau cocktail que j’ai jamais vu ! Elle s’est déchiré pour me faire un truc sympa.

BILAN : oui, une boisson sans alcool peut être sexy !!! J’étais trop contente et j’ai bien fait la maligne avec mon verre aux couleurs magnifiques à côté des autres et de leur bête verre de pinard.


JOUR 9 : écart autorisé

C’est l’anniversaire de mon papou. C’est le seul jour où je me suis accordé un écart dans mon défi. J’ai quand même un peu peur que ça se transforme en grand écart facial suivi d’un gros claquage (n’est pas Jean-Claude Van Damme qui veut). Dans ma famille comme dans beaucoup d’autres, les repas de fête sont une longue succession de plats et de boissons pour les accompagner : apéro — re-apéro — entrée — plat — dessert — et quand vraiment c’est la fête, digestif.

BILAN : une super soirée arrosée seulement d’un verre de vin et d’un verre de champagne. Personne n’a tiqué. En fait, personne ne regarde ce que tu fais. Ça aussi, c’est une petite révélation, et ça me fait réfléchir à plein d’autres choses que je fais ou pas parce que je crois que les gens me regardent (et me jugent — c’est pas de la paranoïa ça ?)


JOUR 19 : seule et sobre

Je viens de passer 10 jours en déplacement, seule à deux-trois exceptions près. Pas une goutte d’alcool, et surtout, je n’en ai absolument pas envie. C’est ça qui m’étonne le plus dans cette expérience : je pensais bien que je tiendrais mon défi, mais je pensais que parfois, la bière ou le vin me manqueraient. Et ben PAS DU TOUT ! J’ai même de plus en plus l’impression que je vais m’intoxiquer si je bois un verre, que je vais faire mal à mon corps inutilement (ce qui n’est pas totalement faux d’un point de vue physiologique…)

BILAN : Je suis en conflit intérieur intense : je fais quoi à l’issue de ce défi ? Je reprends l’alcool (raisonnablement) ou j’arrête définitivement ? Si je fais ça, je me détache d’une partie de mon identité (Lilou-la-fille-fun-qui-a-une-sacrée-descente-en-soirée), mais au fond, est-ce que cet aspect de moi est si fun et valorisant que je le pensais ?


JOUR 26 : re-afterwork

Cette fois, c’est un afterwork organisé par un autre réseau, donc je ne connais pratiquement personne.

Comme d’habitude face à ce genre d’événement, je me mets la pression, et j’ai peur que ma timidité ne m’empêche de rencontrer des gens intéressants. Contrairement à d’habitude, je ne prends pas de verre de vin pour me décoincer, et je reste au jus d’ananas (attention, on n’est plus très loin du jus de papaye !!!).

Finalement, passé 15 minutes de flottement où je suis un peu mal à l’aise (mais en fait, je n’ai pas l’air d’être la seule), tout se passe hyper bien, je suis même étonnamment bavarde !

BILAN : la dernière raison pour laquelle je pensais que boire un verre pouvait être utile (lutter contre ma timidité) vient d’exploser d’un seul coup ! Alors, on fait quoi maintenant ?


JOUR 28 : fin du défi — BILAN DE L’EXPÉRIENCE

  • Le mois est passé super vite, l’alcool ne m’a manqué à aucun moment.
  • Je pensais qu’en France, c’est difficile de refuser de boire un verre. En fait, je n’ai été confrontée à aucune réaction négative, à peine une ou deux réactions étonnées. Et il y avait TOUJOURS une alternative sans alcool !
  • Je me sens bien dans mon corps, plus saine, mon ventre est plus plat.
  • Il y a bien sûr un avantage budgétaire à ne pas boire d’alcool (même si le jus de fruits bio c’est pas donné ^^)
  • Les raisons psychologiques qui pouvaient m’inciter à boire un verre (être plus cool, moins timide) ne tiennent pas la route car je peux tout à fait gérer cet aspect de ma personnalité sans l’aide de l’alcool (et ça, c’est la meilleure des découvertes de ce mois)

Au final, je ne vois plus aucun avantage à “boire sans raison”, du genre une petite bière le soir juste comme ça. Je pense réserver l’alcool aux vraies occasions (grosses soirées, anniversaires, fêtes de fin d’année, mariages, célébrations diverses).

Tu penses que j’y arriverai ?

Et toi, as-tu déjà fait un point sur ta relation à l’alcool ? As-tu des astuces ou des alternatives saines et sexy aux boissons alcoolisées ?


POUR FINIR…

Tu as aimé cet article ? Merci de partager, commenter ! J’attends tes remarques et idées pour un futur article illustré !

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2 commentaires

  1. Je valide ! Pareil, je suis passé depuis quelques mois au mode « je ne bois plus d’alcool, enfin, presque, juste un petit verre pour accompagner une fois de temps en temps ». Résultat, on fait collection des bouteilles à demi-vides (ou demi-pleines) à chaque fois qu’on a des invités, qui finissent dans la cuisine ou la poubelle, car ben pareil, pas envie d’alcool et pas envie de se forcer…
    Beau challenge ! Et promis, j’aurai du jus d’ananas à te proposer la prochaine fois que tu viens (tu as essayé la boisson riz-coco ? ça déchire…) !

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