Carte de visite et Zéro Déchet

Le duo impossible ?

Quand j’ai commencé à réfléchir au zéro déchet dans le cadre professionnel, j’ai un temps pensé arrêter complètement de me faire des cartes de visite. Tout ce papier gâché, qui part sûrement à la poubelle très vite après qu’on l’ait donné, ou au contraire qui s’entasse dans un coin du bureau sans servir à rien… pour être de toute façon jeté à la fin, je trouvais ça vraiment trop dommage.

Mais il faut avouer que pour la plupart des entreprises et indépendants, moi y compris, la carte de visite reste un élément essentiel de communication. Pas seulement pour donner son contact à quelqu’un (pour ça, il y a plein de moyens dématérialisés), mais aussi parce que la carte donne une idée très claire de ce qu’on fait, et comment. Une carte bien faite synthétise l’image de marque, et donc les valeurs, le style, le ton de ton entreprise, ce que ne peut pas faire une simple fiche contact sur le téléphone.

Pour moi, en tant qu’illustratrice, à une époque où il n’est plus question de se trimballer avec un book sous le bras pour le montrer à tout va (d’ailleurs, qui a encore un book physique ?), la carte de visite reste LE moyen hyper simple de donner un avant-goût de mon travail.

Très clairement, si je donne juste mon contact, en disant « Va voir mon site / mon Instagram pour voir ce que je fais », personne ou presque n’ira voir mon travail.

Alors que quand je donne ma carte qui comporte une de mes illustrations au recto,

1) la réaction des gens me donne déjà une très bonne indication de ce qu’ils pensent de mon travail,

2) s’ils ne font pas l’effort d’aller sur mon site ou Instagram, ils ont déjà une idée de ce que je fais,

et 3) je sais que certains d’entre eux sont suffisamment accrochés pour aller voir le reste de mon travail en ligne.

C’est tout bénef, et je suis donc vite arrivée à la conclusion que je n’arrêterai pas d’avoir des cartes de visite.

Mais du coup, il a fallu que je réfléchisse à comment avoir l’impact le plus neutre possible malgré cela. Je te partage donc les petits gestes que j’ai adoptés pour :

  1. avoir soi-même une carte de visite la plus « propre » possible et des bonnes pratiques pour la distribuer. 
  1. éviter d’être très vite submergé par les cartes de visite récoltées en Afterwork, salons, collaborateurs… sans pour autant froisser les gens en refusant de prendre leur carte,
  1. les gérer, les organiser pour s’y retrouver quand on cherche une info utile.

Comment optimiser sa carte de visite et réduire son impact environnemental

J’ai mis en place trois grandes actions : 

1) Choisir des cartes les plus respectueuses possibles de l’environnement (papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement, encres à l’eau, imprimeur local ou en ligne mais attentif aux emballages des cartes…)

Les miennes ne sont pas locales, je les commande sur le site de Moo, je les adore car elles sont en papier fabriqué en coton issu de T-shirts recyclés, et pas à base de bois. Je pense que prochainement, je regarderai les offres écologiques d’imprimeurs près de chez moi, mais pour l’instant cette alternative me convient.

2) Ne pas distribuer mes cartes à tout va et le faire intelligemment :

attendre qu’on me la demande plutôt que d’agresser l’interlocuteur en lui mettant la carte directement sous le nez, la laisser à des gens dont on pense que le contact est vraiment prometteur plutôt qu’à toutes les personnes rencontrées lors de l’événement, ne pas les laisser sur la table à l’entrée de l’événement… 

Je suis toujours surprise dans les afterworks par les gens qui laissent leur carte en partant à tous ceux à qui ils n’ont pas eu le temps de parler, au cas où… D’après mon expérience, donner une carte à quelqu’un avec qui on n’a pas discuté, ça ne sert strictement à rien. Déjà que même quand on a discuté… 😉 

3) Créer une carte virtuelle…

… qui comporte la fiche contact en format vCard (.vcf) ET le visuel de ma carte (pour l’image de marque et un aperçu de mon travail) en format .jpeg, que je peux envoyer par message / Airdrop / Bluetooth à mon interlocuteur.

C’est l’étape la plus récente que j’ai mise en place. Concrètement, dans mes fichiers, j’ai un dossier avec ma vCard en .vcf, le recto et le verso de ma carte réunis sur un seul .jpeg, et je n’ai qu’à les partager quand j’en ai besoin.

4) Demander à l’interlocuteur s’il préfère la carte virtuelle ou en version papier.

Certains sont surpris quand on pose cette question, mais globalement ça passe toujours bien. Je l’ai testé au dernier afterwork où je suis allée, je pense que je réitérerai sur tous les prochains événements professionnels auxquels je me rendrai. Ca réduit nettement le nombre de cartes de visite distribuées ! Au passage, on récupère directement le numéro de téléphone de la personne, si on l’envoie par message. Ah et on fait des économies… #radine


Comment limiter les cartes qu’on reçoit, et en optimiser l’usage

Je sais pas toi, mais moi, jusqu’à il n’y a pas longtemps, j’entassais les cartes de visite ramassées lors d’événements pro… et c’est tout. Je n’en faisais rien, à part pour les deux ou trois personnes (les bons soirs) que je voulais relancer.

Et ça me prenait une place folle dans le placard de mon bureau… pas très minimaliste tout ça 😉

Maintenant, je commence à :

1) Demander à les prendre en photo (recto verso) plutôt que de prendre la version papier. 

Perso je ne prends sous forme physique que les cartes que je trouve très réussies, pour les garder comme inspirations quand je dois réaliser une carte de visite pour un.e client.e. Donc si tu n’es pas graphiste, tu n’as aucune raison de les prendre… Les gens peuvent être étonnés mais ça peut être l’occasion de parler de ton engagement et de ta démarche.

2) Les classer par thème (bâtiment, immobilier, droit, finance, communication, bien-être, écologie…) dans des albums dans l’app Photos.

Ca me permet de naviguer entre elles plus facilement que sous la forme de fichiers dans des dossiers… et en plus, elles sont déjà directement dans mes photos quand je les prends. Pratique pour les chercher, et tu les as toujours sur toi vu qu’elles sont dans ton téléphone.

Maintenant, je ne vis plus cette situation débile du « Ah mais je connais quelqu’un de parfait pour ça, je te passerai sa carte ! » Et en fait tu ne le fais pas ou tu le fais trois ans plus tard quand tu penses à aller voir dans ton placard de l’angoisse où s’entassent toutes les cartes.

3) Faire du tri facilement

Les avoir simplement en photo plutôt qu’en version physique permet aussi d’avoir juste à supprimer la photo si elle ne te sert à rien, plutôt que de jeter la carte : pas de culpabilité à l’accepter quand on te la propose, et pas de déchet quand tu t’en débarrasses !

4) Penser à créer une fiche contact dans le téléphone pour les contacts qu’on relance ou qui nous recontactent après l’événement.

À la recherche de l’app parfaite

J’ai cherché quelques temps une app qui servirait de portefeuille de cartes de visite. Il en existe plusieurs, qui permettent de prendre la photo de la carte, et de la stocker, voire d’extraire automatiquement les infos de la carte pour les ajouter en fichier texte. Je n’en ai trouvé aucune qui m’a satisfaite, c’est pour cela que j’ai adopté la méthode décrite plus haut.

Soit le stockage n’était pas pratique, soit l’export de texte ne fonctionnait pas (donc autant prendre une simple photo), soit elle n’acceptait que le format paysage et déformait le mode portrait…

Moi, je rêve d’une app qui fonctionnerait comme ça : une app qui permette d’importer des cartes de visite, tout en créant un fichier texte (vCard), et qui regroupe le tout dans un seul fichier. Une vCard boostée en quelque sorte, où on peut mettre plus qu’une photo de portrait en petite vignette en haut de la fiche, comme c’est le cas actuellement. Je n’en ai pas trouvé, si tu en connais, je suis preneuse !!!

En attendant, je fais comme je t’ai dit plus haut.


POUR FINIR…

Et toi, comment fais-tu pour gérer cet aspect de la communication d’entreprise ? N’hésite pas à partager en commentaire ! 

Tu as aimé cet article ? Merci de partager, commenter ! J’attends tes remarques et idées pour un futur article illustré !

Si tu veux plus d’infos sur le Zéro Déchet, va voir le livre de Béa Johnson, qui est absolument fantastique et te dira tout ce que tu as besoin de savoir.

Si tu veux voir un peu plus de mon travail, tu peux me retrouver ici :

http://liane-langenbach.com

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